28 mai 2016 – Stage de danse gwoka avec Max Diakok

Samedi 28 mai 2016 de 10h30 à 12h30
L’association Mamanthé présente
Festival Kadans Caraïbe, 4ème édition
Atelier de danse gwoka avec Max Diakok

Stage tous niveaux, percussions live
Cité de la Musique, la Cave
Tarif 15 euros + 5 euros d’adhésion à  l’association Mamanthé
Cité de la Musique de Marseille
4, rue Bernard du Bois
13001 MARSEILLE
Infos  / résas : 06 19 92 32 78

Danse Gwoka : danse afro-caribéenne de Guadeloupe créée au temps de l’esclavage. Il s’agit d’une improvisation « codée » du danseur avec les percussionnistes. Le gwoka rassemble le chant, la danse, mais également un jeu théâtral qui fait appel à l’expression de sentiments différents selon les rythmes joués. Il existe 7 rythmes principaux qui expriment la joie, le sensualité, la souffrance, l’esprit guerrier, etc…

Durant ce stage, Max Diakok abordera l’un des 7 rythmes du gwoka : le « Léwòz Indestwas ».

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Max Diakok
Directeur artistique, Chorégraphe et interprète
Max Diakok découvre adolescent la danse dans l’univers des soirées léwòz pratiquées dans les zones rurales de la Guadeloupe. Des maîtres-ka l’initieront et le guideront par immersion. Très vite, il s’exprime dans les « rondes » formées par le public et les musiciens lors des soirées traditionnelles.
Tandis qu’il poursuit sa recherche avec des groupes de Gwoka moderne pour lesquels il danse en solo, il étude d’autres styles : modern-jazz, moderne-ka avec Léna Blou, et le jazz à Paris avec Rick Odums.
Il intègre les compagnies de danse contemporaine de Germaine Acogny, Christian Bourigault et Jean Philippe Duroure.

Max DIAKOK développe sa propre gestuelle dans un style contemporain au sein de la Cie Boukousou qu’il fonde en 1995. Il puise dans le gwoka, danse d’exutoire créée à l’époque de l’esclavage, ses énergies propres à exprimer la parole du corps et ses sentiments. Il se nourrit de l’univers des soirées léwòz, des véyé boukousou (veillées mortuaires), de la théâtralité des gestes du pays profond, de l’histoire, de la parole des ancêtres, de cet imaginaire que les guadeloupéens partagent avec les autres peuples de la Caraïbe.

La plupart de ses créations sont conçues comme des quêtes initiatiques conduisant les interprètes, de déséquilibres en contraintes diverses, à accéder à une force contagieuse ou dérangeante. L’idée de mémoire corporelle y occupe également une place importante.
« Krik Krak Diptyque » et « Poulbwa », sont deux pièces qui interrogent le rapport individu-société, dans sa dimension horizontale (le vouloir-vivre ensemble) et dans sa dimension verticale (l’autonomie de l’individu par rapport au système marchand).
La résilience est le fil conducteur de nombreuses pièces comme « Waka Douvan Jou », « Pawòl a kò pawòl a ka »,« Driv », en forte résonance avec l’histoire de la Guadeloupe.